Vous les avez sûrement vus partout sur les réseaux sociaux, ces superbes viennoiseries rondes et généreusement garnies. C'est le fameux New York roll salé, une tendance qui fait fureur, à mi-chemin entre le savoir-faire du croissant français et l'esprit créatif de New York. Et la meilleure nouvelle ? Vous pouvez tout à fait les réussir à la maison.
Comprendre le phénomène New York roll

Plus qu'une simple viennoiserie, le New York Roll est un vrai phénomène. Il a vite dépassé les frontières des États-Unis pour conquérir les papilles du monde entier.
Arrivé en France vers la fin 2022, il a immédiatement fait le buzz, en grande partie grâce à son look incroyablement photogénique, parfait pour Instagram et TikTok. D'abord connu sous le nom de "The Supreme" chez nos amis américains, il est le mariage parfait entre un croissant au beurre bien croustillant et une pâtisserie à la garniture onctueuse. Sa version sucrée originale est un délice de pâte dorée, de crème pâtissière et de glaçage coloré. Si le sujet vous intéresse, n'hésitez pas à vous plonger dans les origines du New York Roll.
Pourquoi on craque tous pour la version salée
Passer au salé était une suite logique, presque une évidence. Cette déclinaison colle parfaitement à nos habitudes bien françaises, où le brunch du dimanche et l'apéritif dînatoire sont devenus de véritables institutions. Le New York roll salé trouve naturellement sa place dans ces moments de partage.
C'est une alternative vraiment originale et un peu plus chic aux feuilletés ou mini-sandwichs habituels. Sa texture est son grand point fort : un extérieur qui croustille sous la dent et un intérieur incroyablement tendre. C'est la base de jeu idéale pour toutes sortes de garnitures salées.
Le secret de son succès, c'est sa polyvalence. On peut le garnir avec presque tout, des ingrédients les plus simples aux préparations les plus sophistiquées. Il devient alors la star d'un apéro ou d'un déjeuner sur le pouce.
Ce que vous apprendrez dans ce guide
Ne vous laissez pas impressionner, cette recette n'est pas réservée aux chefs ! Ce guide est là pour vous prendre par la main et vous montrer comment réaliser votre propre New York roll salé. On va tout décortiquer ensemble, de la pâte feuilletée à la touche finale de la garniture. Attendez-vous à découvrir :
- Des techniques accessibles pour obtenir un feuilletage parfait, sans prise de tête.
- Des conseils pratiques pour un façonnage et une cuisson impeccables, comme chez le boulanger.
- Des idées de garnitures gourmandes pour bluffer vos invités à coup sûr.
Alors, prêt à vous lancer et à impressionner tout le monde ? C'est parti
Réussir sa pâte à croissant feuilletée sans stress
La magie d'un new york roll salé parfait, c'est avant tout son feuilletage. Beaucoup de gens redoutent cette étape, mais je vous assure qu'avec la bonne méthode, ça devient un vrai jeu d'enfant. L'idée ici, c'est de vous donner les clés pour obtenir cette texture incroyablement aérée et croustillante qui change tout.
On va découper le processus en trois temps forts : d'abord la détrempe (la base de notre pâte), ensuite le fameux tourage où l'on incorpore le beurre, et enfin, les temps de repos, qui sont cruciaux.
L'art du tourage et le choix des ingrédients
Avant même de sortir votre rouleau à pâtisserie, le secret de la réussite se joue dans le choix des ingrédients. Le beurre, c'est la star. Mon conseil : privilégiez un beurre de tourage AOP, comme un bon Charentes-Poitou. Pourquoi ? Son point de fusion est plus élevé (autour de 34°C au lieu de 28-30°C pour un beurre classique). Il reste donc ferme plus longtemps, ce qui limite énormément le risque de le voir transpercer la pâte pendant que vous l'étalez. C'est l'erreur classique qui ruine le feuilletage.
La farine aussi a son mot à dire. Une T45 ou une T55 fera parfaitement l'affaire. Leur teneur en gluten donne juste ce qu'il faut d'élasticité à la pâte pour qu'elle s'étire sans se déchirer. Si le sujet vous intéresse, jetez un œil à notre guide sur comment choisir la meilleure farine pour la pâtisserie, c'est une mine d'informations.
Le vrai secret, c'est d'avoir la détrempe et le beurre à la même température, ou presque. Si l'un est trop froid et l'autre trop mou, c'est la catastrophe : le beurre va glisser ou se casser au lieu de s'étaler en une fine couche. Imaginez deux danseurs : pour que ça fonctionne, il faut qu'ils soient sur le même tempo.
Ce petit schéma illustre bien le principe du laminage : on voit comment le beurre est littéralement emprisonné dans la pâte avant qu'on ne commence les pliages successifs.

C'est exactement ça, l'objectif du tourage : créer ces superpositions de fines couches qui donneront un feuilletage parfait à la cuisson.
Les temps de repos ne sont pas négociables
En pâtisserie, et surtout avec le feuilletage, l'impatience est votre pire ennemie. Chaque fois que vous pliez et étalez la pâte (ce qu'on appelle un "tour"), vous sollicitez le gluten. Sans un bon repos au frais, ce réseau de gluten reste tendu, contracté. Essayer d'étaler une pâte qui n'est pas détendue, c'est la meilleure façon de la voir se déchirer et de laisser le beurre s'échapper.
Voici une petite routine qui marche à tous les coups :
- Après le premier tour simple : 30 minutes de repos au frigo, minimum.
- Après le deuxième tour double : On passe à 45, voire 60 minutes au frais.
- Avant de façonner les rolls : Laissez-la se détendre au moins 1 heure, mais 2 heures, c'est encore mieux.
Ces pauses permettent deux choses : le gluten se relaxe, et le beurre se raffermit. C'est la garantie que vos couches resteront bien distinctes, pour ensuite se séparer à la cuisson et créer ce feuilletage aérien si caractéristique du new york roll salé.
Le façonnage et la cuisson : l'étape décisive

Maintenant que votre pâte feuilletée est prête, on passe à l'étape qui va donner au New York roll salé sa forme si emblématique. C'est ici que la magie opère, mais c'est aussi un moment qui demande de la précision et un peu de doigté. Pas de panique, je vous guide.
Le secret, c'est la douceur. Il faut manipuler la pâte avec délicatesse pour ne pas écraser les précieuses couches de beurre qui garantiront un feuilletage aérien. Une main trop lourde, et tout ce beau travail pourrait être compromis. Notre objectif ? Créer de belles spirales bien régulières qui vont s'épanouir à la cuisson.
Donner forme aux rolls
Sortez votre pâte bien froide du réfrigérateur et étalez-la sur un plan de travail très légèrement fariné. Formez un grand rectangle d'une épaisseur d'environ 4 à 5 millimètres. C'est le juste milieu : plus fin, et le roll manquera de tenue ; plus épais, et le cœur peinera à cuire uniformément.
À l'aide d'une règle et d'un couteau bien affûté (ou une roulette à pizza, c'est très pratique !), découpez des bandes de pâte. Pour la largeur, visez 3 à 4 centimètres. Cette mesure déterminera la hauteur finale de vos viennoiseries.
Vient ensuite le moment le plus technique : le roulage. Enroulez chaque bande sur elle-même. Maintenez une légère tension pour former un rouleau compact, mais attention à ne surtout pas écraser la pâte. Pensez à un parchemin précieux que vous rouleriez avec soin. Une fois la spirale formée, glissez-la dans un cercle à pâtisserie que vous aurez préalablement graissé. C'est ce qui lui permettra de conserver une jolie forme ronde pendant la pousse et la cuisson.
Petite astuce de pro : n'abusez pas de la farine sur votre plan de travail. Juste assez pour que la pâte ne colle pas, c'est parfait. Trop de farine pourrait empêcher les bords de la bande de bien adhérer l'un à l'autre à la fin du roulage.
La cuisson, l'épreuve du feu
C'est la dernière ligne droite, celle qui va transformer vos rouleaux de pâte en trésors dorés et croustillants. Préchauffez votre four à 180°C (Thermostat 6). Une chaleur bien stable est la clé d'une cuisson réussie et homogène.
Placez vos rolls, toujours dans leurs cercles, sur une plaque de cuisson et enfournez pour 20 à 25 minutes. Bien sûr, chaque four est différent, alors gardez un œil dessus. Ils sont prêts lorsqu'ils affichent une superbe couleur ambrée et qu'ils ont bien gonflé.
Si vous remarquez que le dessus dore un peu trop vite alors que les côtés sont encore clairs, couvrez-les simplement avec une feuille de papier aluminium à mi-cuisson. Ça permet de calmer l'ardeur du gril tout en laissant la chaleur finir le travail en profondeur.
Un problème de levée ? Voici quelques pistes :
- La pousse était trop courte : La pâte n'a peut-être pas eu le temps de bien se développer après le façonnage. Laissez pousser à température ambiante jusqu'à ce que les rolls aient presque doublé de volume.
- Le feuilletage a été écrasé : Un roulage trop serré ou une découpe avec une lame mal aiguisée peut avoir "soudé" les couches de pâte entre elles, les empêchant de se séparer à la cuisson.
Une fois cuits, laissez vos rolls tiédir un instant avant de retirer les cercles avec précaution. Vous devriez obtenir un extérieur parfaitement croustillant qui cache un intérieur incroyablement feuilleté et moelleux, n'attendant plus que votre garniture salée.
Laissez parler votre créativité pour la garniture !
Vos coques feuilletées sont prêtes, dorées et croustillantes à souhait ? Parfait ! C'est maintenant que le vrai plaisir commence : la garniture. C’est l'occasion de transformer votre New York roll salé en une petite œuvre d'art culinaire. Oublions la simple tranche de fromage, on va chercher de vraies harmonies de saveurs.
Tout l'art réside dans l'équilibre. Il faut trouver le mariage parfait entre le croustillant de la pâte et le fondant de la garniture. Une crème trop liquide, et c'est le drame : elle va détremper votre feuilletage. À l'inverse, une farce trop compacte manquera de gourmandise. La texture est donc aussi cruciale que le goût !
Des idées pour vous lancer
Pour vous donner un point de départ, voici quelques pistes qui ont fait leurs preuves. Considérez-les comme des bases, des toiles blanches à adapter selon votre inspiration du moment.
- L'option fraîcheur végétarienne : Pensez à une crème de chèvre frais, fouettée et aérée, relevée de ciboulette et de basilic ciselés. Pour la texture, quelques éclats de noix feront des merveilles.
- Le classique réconfortant : Une béchamel maison, bien riche, avec un bon Comté AOP affiné 18 mois, et des dés de jambon blanc truffé. C'est le genre de garniture qui plaît à coup sûr.
- L'escapade méditerranéenne : Osez une ganache salée au pesto rosso, avec de petits morceaux de tomates séchées confites et de généreux copeaux de parmesan.
Le petit conseil du chef : Le secret d'une garniture qui marque les esprits, c'est le contraste. Mariez une saveur douce avec une pointe d'acidité, ou un crémeux intense avec un élément qui croque sous la dent. C'est ça, la surprise en bouche !
Pour vous aider à visualiser les possibilités, voici un petit tableau comparatif qui pourrait bien vous inspirer pour vos prochaines créations.
Comparaison des idées de garnitures pour votre New York Roll salé
Ce tableau présente différentes options de garnitures salées avec leur niveau de difficulté, les accords parfaits et des suggestions pour la finition.
| Type de Garniture | Niveau de Difficulté | Accords Suggérés | Idée de Topping |
|---|---|---|---|
| Crème de chèvre aux herbes | Facile | Vin blanc sec (Sancerre), salade de roquette | Éclats de noix, filet de miel |
| Béchamel Comté & jambon truffé | Moyen | Vin rouge léger (Beaujolais), cornichons fins | Chapelure dorée, persil frais ciselé |
| Ganache pesto rosso & tomates | Moyen | Vin rosé de Provence, copeaux de parmesan | Graines de sésame noir, pignons de pin torréfiés |
| Mousse de saumon fumé & aneth | Facile | Champagne brut, quartiers de citron | Oeufs de lump, brins d'aneth frais |
Ce ne sont que des points de départ, bien sûr. N'hésitez pas à expérimenter avec vos propres associations !
La touche finale qui fait toute la différence
Une fois votre New York roll salé bien garni, ne vous arrêtez pas en si bon chemin ! La finition, c'est ce qui va apporter le "wow" visuel et cette dernière petite note de saveur qui change tout. Un topping bien choisi peut véritablement sublimer votre création.
Pensez à des graines de sésame noir torréfiées, quelques pistaches concassées pour la couleur, ou même une pincée de piment d'Espelette pour réveiller les papilles. Un simple filet d'une bonne huile d'olive ou quelques feuilles de roquette peuvent aussi apporter une touche d'élégance. Cette philosophie du détail est d'ailleurs au cœur de nombreuses recettes, comme vous pourrez le constater dans notre guide sur les donuts salés créatifs.
Quelques astuces pour vous approprier la recette
Une fois que vous avez la technique de base en main, c'est là que le vrai jeu commence. Considérez le New York roll salé comme une toile vierge, prête à accueillir toutes vos envies. C'est le moment de laisser parler votre créativité pour surprendre vos invités (ou juste pour vous faire plaisir !).
La première chose sur laquelle vous pouvez jouer, c'est la farine. Ne restez pas bloqué sur la T45 classique, même si elle fonctionne très bien. En intégrant d'autres types de farines, vous pouvez vraiment donner une nouvelle dimension à votre pâte.
Des saveurs et des textures à explorer
Par exemple, essayez de remplacer 15 à 20 % de votre farine blanche par de la farine d'épeautre ou de la farine complète. L'épeautre va apporter un petit goût de noisette très subtil et agréable, tandis que la farine complète donnera un côté plus rustique et une mâche un peu plus dense. C'est une astuce toute simple pour donner plus de caractère à vos rolls.
Et si le temps vous manque ? Pas de panique. Utiliser une pâte feuilletée du commerce est une option tout à fait honorable, mais avec une règle d'or : choisissez une pâte pur beurre de grande qualité. Le résultat ne sera pas exactement le même qu'avec une pâte maison, c'est certain, mais c'est un excellent compromis pour un apéro improvisé.
Un conseil que je donne toujours : ne faites jamais l'impasse sur la qualité des ingrédients. Un bon beurre AOP, des œufs de poules élevées en plein air, des produits frais… Chaque détail compte et fait une vraie différence au final. C'est le secret de toutes les bonnes pâtisseries.
Comment bien les conserver ?
Il vous reste des rolls sur les bras ? Aucun souci. Une fois qu'ils sont bien froids, emballez-les un par un dans du film alimentaire. Ils se conserveront très bien jusqu'à 2 jours à température ambiante, sans perdre de leur superbe.
Pour leur redonner un coup de jeune et retrouver ce croustillant irrésistible, il suffit de les passer quelques minutes dans un four préchauffé à 160°C. Ils seront comme neufs, prêts à être garnis. D'ailleurs, cette petite astuce fonctionne aussi à merveille pour d'autres créations, comme nos donuts au saumon faits maison, où le jeu des textures est primordial.
Enfin, n'hésitez pas à vous inspirer des artisans locaux. En France, la tendance prend de l'ampleur et de plus en plus de boulangers la revisitent avec des produits du terroir. Certains, comme Le Pain d'Hervé, vont même jusqu'à proposer des New York Rolls salés 100 % bio avec un beurre AOP d'Isigny en circuit court. Jetez un œil à leur démarche engagée et leurs produits pour une dose d'inspiration locale.
Quelques questions que vous vous posez peut-être
Même avec la meilleure recette du monde, on a toujours quelques petites interrogations. C'est normal ! Je vais tenter de répondre aux plus fréquentes pour que vos New York rolls salés soient une réussite totale, dès le premier essai.
L'organisation, c'est la clé en pâtisserie. Alors, la grande question : "est-ce que je peux congeler la pâte ?" La réponse est un grand oui ! C'est même une super astuce pour s'avancer. Une fois que vous avez terminé vos tours, emballez bien votre pâton dans du film alimentaire et hop, au congélateur. Il s'y conservera jusqu'à un mois. Pour l'utiliser, sortez-le la veille et laissez-le décongeler tranquillement au frigo. Cette décongélation lente est essentielle pour ne pas abîmer le précieux feuilletage.
Au secours, ça n'a pas marché !
Pas de panique, les petits ratés font partie de l'apprentissage. La question qui revient tout le temps est : "Pourquoi mon feuilletage n'a pas levé à la cuisson ?". Le plus souvent, le coupable est le beurre. S'il perce la pâte pendant que vous travaillez, c'est le drame. Cela arrive quand le beurre est trop mou ou, plus fréquemment, quand on est trop pressé et qu'on ne respecte pas les temps de repos au frais entre chaque tour. La patience et le froid sont vraiment vos meilleurs amis ici.
Vient ensuite le moment critique du garnissage. "Comment je remplis mes rolls sans les massacrer ?". Oubliez le couteau ! La meilleure technique, c'est d'utiliser une poche à douille avec un embout assez fin et long. Une fois vos rolls complètement refroidis, percez délicatement un petit trou sur le côté ou en dessous, puis injectez doucement la garniture. Ça permet de bien la répartir partout sans casser cette structure feuilletée pour laquelle vous avez tant travaillé.
Mon petit truc de pro : soupesez le roll avant de le garnir. Pendant que vous injectez la garniture, vous allez sentir son poids augmenter. Quand il vous paraît bien plus lourd, c'est bon, il est plein ! Ça évite de se retrouver avec un roll à moitié vide ou, au contraire, qui explose.
Et on boit quoi avec ça ?
Un si bon produit, ça se déguste avec la bonne boisson ! Tout dépend du moment et de l'ambiance que vous voulez créer.
- Pour un brunch dominical, je conseille un bon jus de fruits frais maison. Un mélange orange-carotte-gingembre, par exemple, apportera une fraîcheur et un peps qui contrastent joliment avec le côté riche du roll.
- Si c'est pour un apéro un peu plus chic, un verre de vin blanc sec et minéral sera parfait. Pensez à un Sancerre ou un Chablis, surtout si votre garniture est à base de fromage de chèvre ou de saumon fumé. L'accord est divin.
J'espère que ces quelques conseils vous aideront à vous lancer sans appréhension.
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